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[Plonger dans l'âme de...] Yves Piat. Cinéaste alerte

Mis à jour : mai 3

Le succès a souvent le parfum d'une aventure magique qui fait oublier le travail colossal et les tâtonnements derrière. Yves Piat le français dont le nom a été entendu sur les télévisions du monde entier lors de la dernière cérémonie des Oscars pour le court-métrage "Nefta Football Club" (plus de 60 prix en festivals) a accepté de parler de son parcours en toute sincérité pour un premier entretien -un autre suivra sur les coulisses des Oscars et des Césars- et force est de dire à nouveau: bravo, 1.000 fois bravo! Dans ce qui suit, vous allez découvrir une âme magnifique au parcours courageux, déterminé, passionné et ouvert... Bonne lecture


Yves Piat avec Eltayef Dhaoui et Mohamed Ali Ayari

Bonjour Yves et bravo pour l'extraordinaire parcours de "Nefta Fooltball Club". Mais on n'en parlera pas vraiment lors de cet entretien, on va surtout s'intéresser à toi: la pluie de récompenses pour ton film sera pour un Tome 2. Le sujet qui nous préoccupe aujourd'hui, c'est : Yves Piat. Où es-tu actuellement?


Je suis dans la rue. C'est mon heure de marche pendant le confinement.


Un artiste a besoin de liberté de toutes façons.


Oui, c'est sûr que j'en aurais eu besoin un peu plus. Je devais partir à l'étranger, mais ça sera pour plus tard!


Où devais-tu aller?


En Colombie et au Maroc, ça ne sera peut-être finalement ni l'un, ni l'autre, mais ça n'est pas grave.


Comment te nourris-tu intellectuellement pendant ces jours particuliers?


Je lis des romans, je regarde des trucs sur internet. J'essaie de trouver des idées, ce qui n'est pas évident quand tu es enfermé chez toi. J'ai changé de façon de travailler depuis quelques années, un peu avant "Nefta", d'ailleurs. J'écris une idée, je la développe et je vais la confronter à la réalité. Très souvent, la réalité balaie tout ce que j'ai imaginé. C'est assez inconfortable : quand tu arrives sur les lieux, même si tu t'es bien documenté en amont sur ce que tu veux faire, la réalité bazarde tout. C'est un risque à prendre, mais il vaut la peine : la vie réelle apporte de la respiration au squelette, à la structure du récit. J'ai besoin que ça sente le vrai.


On va partir du tout début. Qu'est-ce qui un jour en toi a nourri l'envie de cinéma ?


Ca va loin! J'avais 7 ans. J'avais envie de devenir Disney, de faire du dessin animé. C'était mon rêve. J'ai commencé à dessiner vers 9-10 ans. Et puis, après, je voulais plutôt être Tex Avery parce que j'ai lu "La face cachée du prince d'Hollywood" qui expliquait que Disney faisait partie de la CIA...


Qu'il n'était donc pas si angélique que ça...


C'est clair.


C'est une envie de cinéma ou de dessin ?

Une envie de raconter des histoires... Le dessin était à l'époque et est resté pendant très longtemps ma façon de m'exprimer. Parce que c'est très facile, parce que c'était ce par quoi j'avais commencé. Vers 16 ans, j'ai fait une école d'arts appliqués à Brest. J'ai passé ce concours, très dur, parce qu'il y avait un studio de dessin animé pas loin: je voulais absolument être pris dans cette école pour pouvoir aller dans ce studio de dessin animé et faire de l'animation. Ca a marché et pendant que les autres faisaient la fête le mercredi après-midi, j'allais à Gouesnou travailler. Je faisais 20 km aller-retour en bus pour apprendre le dessin animé avec Joël Tasset.


Pourquoi ce mode d'expression est-il aussi important pour toi ?


Je ne sais pas en fait. Raconter des histoires, c'était important pour moi. J'ai été très tôt, pas livré à moi-même, enfin si, quasiment... Ma famille, c'est particulier. Je n'ai jamais connu ma mère, j'ai vécu avec mon père dans une maison très austère, il était beaucoup plus âgé, il avait 44 ans quand je suis né. Il s'est marié une fois, sa première femme est morte, il s'est marié avec ma mère. Elle est morte. Il y avait un climat très étrange. Mon frère avait 9 ans de plus que moi... A l'âge de 10 ans, j'étais seul dans cette grande maison à la campagne. Et mon père, parfois, a été violent. J'ai compris, après, qu'il y avait l'alcool. Le dessin a été une des choses qui m'a sauvé. C'était ma bulle. J'avais besoin de raconter des histoires et de m'évader. Peut-être par atavisme aussi : ma mère était artiste peintre, ma grand-mère adorait jouer du piano, mon grand père paternel écrivait des poèmes, il dessinait. Je pense donc que c'était par atavisme aussi.


Tu es né à Tourcoing, si je ne dis pas de bêtise.


Oui, je suis né dans cette ville de ouf !


Puis, vous êtes allés en Bretagne, tu as fait cette école et ces premiers projets avec Joël Tasset. Tu es resté combien de temps dans son studio ?


J'ai travaillé avec lui un petit peu pendant les arts appliqués. Ca devenait de plus en plus sérieux, j'y suis allé quand même pendant 3 ans, mais, ensuite, il y a eu le service militaire. Après, j'ai fait une école de design-objet et puis encore après ça, je ne savais plus trop vers où aller en fait. Je me suis dirigé vers le théâtre : j'ai fait du One Man Show. C'est là où j'ai commencé à écrire des sketches, comme de véritables petites histoires. Je devais avoir 20 ans. J'ai joué à Brest, à Paris, à Lille, à Concarneau... Mais ça n'était pas mon truc d'être seul sur scène parce que c'est très dur : quand ça marche c'est super, quand ça ne marche pas... tu prends tout pour toi. Tu n'as personne avec qui rebondir sur scène, tu es tout seul. C'est vraiment chaud. Ce que j'aimais avant tout, c'était d'écrire des histoires, encore une fois. Je revenais toujours au même endroit.


Quand tu étais avec Joël Tasset, tu as travaillé sur quel type de dessin animé ?

Sur le tournage de "The Last Moonwalk". Photo: Samuel Cornillet (C) - www.samuelcornillet.com

On faisait des interludes pour France 3. On a travaillé aussi sur un film qui n'a jamais vu le jour : l'histoire d'un enfant de la jungle avec des cheveux partout, il avait des touffes de cheveux sur les pieds aussi. C'était assez incroyable à animer. J'étais fasciné. J'avais 16 ans, j'arrivais là, je voyais pour la première fois de ma vie un banc titre... Un an plus tôt, j'avais décidé de le rencontrer, avant les arts appliqués. Je l'avais découvert dans un journal, le Télégramme, je suis parti à Brest pour le voir. Je ne savais pas comment y aller ! Je n'ai même pas demandé à mon père, je ne lui ai même pas dit que je partais. J'ai cherché dans les rues de Carhaix quelqu'un qui allait à Brest... J'ai trouvé un gars, j'avais 100 balles, je les lui ai donnés pour qu'il m'emmène et qu'il me ramène. Il fallait absolument que je rencontre Joël Tasset. Voilà comment ça a commencé. Je suis allé à un stage porte ouverte et dès que j'étais en arts appliqués, je suis retourné le voir...


Après, tu as expérimenté l'histoire dite par toi-même sur scène, mais tu as préféré du coup continuer à écrire des histoires... Et le passage au cinéma ?


Avant ça, il y a eu pas mal de choses. J'ai fait une année d'étude en design industriel objet et j'ai trouvé un stage chez Euro RSCG, une grosse boite de comm' à Paris. J'ai commencé à bosser là-bas. Parallèlement, je commençais à réaliser des fausses pubs. Là, je devais avoir 23-24 ans, et une des fausses pubs a accroché Culture Pub et la Nuit des Publivores. Elle a fait le tour de l'Europe, à l'époque ils faisaient des tournées européennes et elle est passée 2 ou 3 fois à la télé. C'était une pub anti tabac un peu trash. A l'époque, les pubs tabac étaient très gentillettes. C'était en 1998. Après, il y a eu des pubs anglaises, les premières pub trash qui sont passées à la télé sont anglaises vers 2000. Pour la clope et la sécurité routière. Mais avant, il n'y avait pas ça.


Tu n'avais pas peur de t'exprimer de cette manière?


Pourquoi j'aurais eu peur ? Moi je trouve ça marrant. Quand on peut parler de choses, être à la fois drôle et subversif, trash, avec un message, c'est gagné. Et puis, c'était vraiment l'époque. Les années 90 ont été les années incroyables de la pub. Aujourd'hui, on ne voit plus cet humour un peu suédois, trashouille... Il n'y a presque plus aucune raison d'avoir Culture Pub aujourd'hui! A l'époque, c'était très différent.


C'était filmé en cinéma ou de l'animation ?

Sur le tournage de "The Last Moonwalk". Photo: Samuel Cornillet (C) - www.samuelcornillet.com

D'habitude, on tournait en béta SP, mais là, pour la première fois on l'a faite en 35mm avec une Arry BL3 muette, les caméras avec lesquelles tu tournes les clips parce qu'elles font un bruit infernal. Je produisais pour la première fois un film, même s'il durait 20 secondes. Je réalisais, je produisais et du coup j'ai compris comment fonctionnait le système de développement, de pellicule avec les labos etc.


Et ce film a fait le tour de l'Europe ! Bravo.


Oui, c'était marrant. J'avais 24 ans, j'étais tout jeune.


Après Euro RSCG qu'est-ce que tu as fait ?


J'ai fait plein de boulots dans le ciné. Je voulais aller aux Etats-Unis, je suis parti au Québec et je cherchais du travail là-bas, il fallait la Carte Verte, je suis revenu en France pour voir comment c'était possible... Mon premier vrai boulot, parce que je fais des sauts dans le temps, c'était assistant déco chez Fouillet Wiebert. Je suis arrivé une après-midi avec mes dessins de designer, je rencontre Christophe Faton, je lui montre mes dessins et il me dit: "tu fais quoi cette après-midi ?" Je lui dis: "bah rien". Il m'a répondu : "voilà, tu viens travailler avec nous". Ca a été mon vrai premier job dans l'art en fait. Avant l'armée, j'avais fait du lard: j'ai travaillé pendant 3 semaines dans un abattoir de cochons pour me faire un peu de thunes avant de partir parce que je savais que ça allait être sec. C'était terrible. Mais le vrai premier job que j'ai fait c'était chez Fouillet Wiebert, une grosse boite décors.


Tu es resté combien de temps ?


Quelques mois. Ensuite, j'ai été régisseur, puis régisseur général, pour la pub...


Et le Québec... ?


Je ne suis pas retourné. Je suis resté en France. J'ai fait aussi beaucoup de boulots de télémarketing aussi, sur des plate-formes téléphoniques. Parce que c'était pas simple.


Dramaturgiquement en tant que cinéaste, c'est nourrissant tout ça, non?


Oui, évidemment. Je pourrais parler pendant des heures des plateaux téléphoniques et de l'esclavage moderne... Il y en a des choses à dire.


En 2001, tu réalises "Tempus Fugit"...

Oui. C'est un scénario que j'ai écrit avec Martial Courcier. J'ai trouvé cette histoire dans les archives de la police à Paris. C'est une histoire irrésolue, un peu incroyable, folle. Du coup, j'ai story-boardé tout ça. J'ai dit à un pote à moi qui est un génie du dessin, de tout refaire et donc on s'est retrouvés avec un truc de fous, une bande dessinée.. on est allés chez une boite de prod déposer le dossier, il est parti aux longs-métrages tellement il était gros ! Et finalement, on s'est faits produire par Lazennec.


C'était ton premier film de fiction ?


Oui et non. J'avais déjà fait 2-3 petits films avec des potes le dimanche, dont un petit court-métrage qui a eu des prix, mais ça n'était pas vraiment un film produit avec une boite de prod et tout ce que ça engendre. On était une petite bande, on se voyait souvent le week-end pour faire des trucs : des fausses pubs, des courts courts...


C'était où ?


A Paris.


Ton parcours est absolument incroyable !


Je ne parle pas trop de tout ça... mais tu me demandes ! Quand les gens me posent des questions, je réponds.


Bravo ! Tu as envie de parler de quoi : de continuer sur ton parcours ou sur ce qui t'a nourri pour aujourd'hui être Yves Piat qui fait des films et qui là du coup a plein de projets?


J'ai plein de projets, mais ce qui est important, c'est de choisir le bon. Parce que, dans mes placards, j'ai beaucoup de scénarios de Longs-Métrages. Maintenant, j'ai un agent, un gros agent parisien, et du coup on va présenter à Dominik Moll ("Harry, un ami qui vous veut du bien") un scénario de thriller que j'ai écrit il y a 10 ans et que je n'ai plus envie de faire moi-même. Sinon, je suis vraiment à la recherche d'un scénario, d'une idée qui m'emmènerait sur un truc original. Pour un premier long-métrage c'est important d'avoir un truc qui marque quoi.


Qu'as tu retiré de l'aventure "Nefta Football Club" ?

Si tu savais! Il y a tellement de trucs. Que ce soit sur la prépa, sur l'après... Il y a eu tellement de choses... Mais, en deux phrases, ce que je peux en retenir, ce serait : préparation, préparation, préparation et souplesse, souplesse, souplesse. C'est à dire être préparé au maximum pour pouvoir accueillir les centaines d'inconnues qui arrivent, que toi en tant que réalisateur tu dois gérer, sur lesquelles tu dois rebondir et avec lesquelles tu dois faire un bon film. Il y a eu tellement d'histoires... Ce film aurait pu ne pas se faire des dizaines de fois! Donc, je crois que c'est ça: ne pas se prendre la tête, préparer au maximum et puis quand les choses arrivent, faire au mieux. Tu ne gères pas tout. C'est la vie qui t'embarque. Il y a tellement de choses, tellement d'éléments sur un film. On n'est pas des peintres… Un peintre a son pinceau, sa peinture, sa toile, à part Pollock qui se laisse aller au hasard de la peinture, aux accidents, un peintre gère tout. Au cinéma, on a énormément d'inconnues, ce qui est important c'est de préparer au maximum, d'avoir une vision claire de ce qu'on veut, de la partager au mieux. Et puis ensuite... Yallah !


Le film est-il très différent de ce que tu avais en tête au départ ?


Non. J'étais très heureux à la fin du montage, parce qu'il était très proche de ce que je voulais. Forcément, tu as une vision, mais tu as quand même un espace entre ça et ce qui se passe sur le tournage, comme je te disais. Il faut à la fois une vision claire et la possibilité de laisser entrer l'inconnu qui la nourrit en fait cette vision...


Là, tu cherches une idée pour ton prochain film, mais est-ce que tu as des envies, des thématiques qui t'intéressent ?


Bien sûr. Je devais aller au Maroc pour ça. Je suis en contact avec un journaliste qui travaille beaucoup avec les migrants, les enfants de rue etc. Il y a la Colombie aussi, la Mongolie... Les grands espaces m'interpellent. J'ai envie de raconter des histoires en grand, dans un décor qui nous en met plein la vue. J'ai envie de nous faire voyager un peu.


La problématique des enfants des rues est née de "Nefta" ou elle vient d'avant ?


Il y a des films emblématiques que j'ai beaucoup aimés comme "Ali Zaoua" de Nabil Ayouch ou "La Cité de Dieu"... Plein de films sur le sujet me plaisent. Les enfants de rue, ou plutôt les enfants livrés à eux-mêmes. Ca me rappelle mon enfance. J'avais mon père, mais j'étais seul à la campagne : à 10 ans, j'avais 10 km2 pour moi. J'allais où je voulais, quand je voulais, je prenais mon vélo, on roulait en mobylette sans casque plus tard avec des potes. On était livrés à nous mêmes. C'est quelque chose qu'il me plaît de raconter. Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'on a de moins en moins de libertés. Plein de petites choses... Tu n'as pas le droit de faire ceci, pas le droit de faire cela... Moi qui suis créatif, je n'avais pas envie de faire un film en France : j'étouffe. Il y a trop de choses, trop de monde, trop d'idées... A un moment donné, donc : non. C'est aussi pour ça que je suis parti au Maroc. J'avais besoin d'espace et ça s'est ouvert là-bas.


Ca fait penser à ce que tu as posté sur ton Facebook sur le rebelle et le révolutionnaire...


Exactement, c'est tout à fait ça. Le rebelle sait que toute lutte contre le système le renforce. A partir du moment où tu luttes contre, tu renforces la partie adverse. C'est du judo, c'est très asiatique comme analyse. Plus il y a de l'ego.... Mère Teresa disait : "si vous m'appelez pour défiler contre la guerre, je ne viendrai pas. Par contre, si vous défilez et vous m'appelez pour la Paix, je serai la première".


Tu as tiré un trait sur le dessin animé?


Ecoute. C'est fini parce que je suis sur autre chose, mais je ne suis pas fermé. Si un jour, un projet arrive qui m'intéresse, une opportunité, je ne dirai pas non. C'est aussi une façon de raconter une histoire, donc...


Tu continues à dessiner ?


Je fais du graphisme, mais pas vraiment de dessin en ce moment. J'ai mes périodes, parce que je ne peux pas tout faire. A un moment donné, pour être bon dans ce que tu fais, tu ne peux pas faire 36 trucs. Je fais de la guitare, un peu de clavier, du dessin, de l'écriture... à un moment donné ça n'est plus possible, tu es obligé de choisir. J'ai eu des périodes de dessin, où je ne faisais que ça, là ça fait quelques années que j'ai arrêté. J'écris désormais... Je garde une mécanique pour que, si je trouve une bonne idée, la machine soit chaude. Si tu écris tous les jours, même si ce ne sont pas des idées incroyables tout le temps, le jour où tu as trouvé une bonne idée, parce que tu as voyagé, rencontré des gens qui t'ont apporté des choses, alors les choses arrivent plus vite à se composer. Après, il y a des problématiques. Il y a deux ans, j'étais parti en Palestine. J'ai écrit plusieurs courts et un long, dont je suis très content, mais ils sont très difficiles à produire. Tu as aussi ce genre de paramètres, mais il faut continuer. Ca n'est pas parce que c'est difficile à produire qu'il faut s'arrêter. Il faut continuer à explorer jusqu'à trouver le projet idéal. C'est pour ça que je te dis : je cherche la bonne idée. La bonne idée, ça n'est pas uniquement artistiquement, c'est aussi d'un point de vue de la production, de la possibilité de faire un film. Il y a des films qui ne peuvent pas se faire. Il faudrait aussi que je reste dans le ton de "Nefta", ça serait pas mal. On m'attend un peu là-dessus. Un thriller, par exemple, ça serait compliqué.


Un mot de conclusion ?


Je pense que le mot de conclusion, c'est de faire les choses, de ne pas avoir peur de se lancer. Quand tu es centré, quand tu es là où tu dois être, si tu te lances, sans avoir peur, la vie t'accompagne. Voilà.


A suivre...


Propos recueillis par #PG9


Yves Piat et ses producteurs aux Oscars 2020 avec Bong Jong-Ho et Song Kang-Ho

Yves Piat (sur facebook)


Les Valseurs (production)





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