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[Plonger dans l’âme de...] Aline Chevalier. Danse avec les mots

Aline Chevalier et Gilles Belouin jouent actuellement ensemble un spectacle plein de finesse et de claquements de doigts. Chaque chanson y raconte une histoire dans la comédie douce amère de la Vie... ils les donnent toutes avec énormément de simplicité. C’est évidemment le fruit d’un long travail, d’un chemin parsemé de doutes et de questions. Une femme qui chante et un homme aux semelles de vent... Chez elle, les allers - retours entre le sensible, l’imaginaire et le réel sont permanents. Et les songes laissent des traces que les mots cherchent à effacer. Chez lui, tout est léger et le corps sifflote une envie profonde de partager et d’avancer. Leur aventure, qui dure depuis des années désormais, va prendre corps dans un album enregistré prochainement (après un premier EP 5 titres) : “Pieds-plumes”... Aline nous raconte tout sur ce beau projet! Suivons la...


Aline Chevalier et Gilles Belouin. Photo: Anne-Charlotte Murgue (C)

Bonjour Aline ! Aujourd'hui, on est mardi... Quel est ton programme? Quel est le quotidien d'Aline Chevalier ?


Bonjour... Mon quotidien ? Je commence par me plonger dans la nature dans ma petite cabane au fond du jardin. Je me recentre, je pense à ce qui s'est passé dans la nuit parce que j'ai souvent beaucoup de souvenirs de ce qui s'est passé. Je fais une petite remise à zéro du matin avec le soleil...


C'est ton lieu de travail ?


C'est mon lieu d'écriture. J'ai une salle de musique dans la maison, avec les instruments, mais j'ai aussi une petite cabane où j'écris avec une très belle vue sur les vignes. Ca me fait du bien, ça me ressource.



Donc tu traverses un jardin le matin...


Oui. C'est ça.


Tu nous racontes cette traversée?


C'est pas tous les jours la même chose, heureusement. Mais c'est toujours une re-centration. Quelque chose qui me remet les pieds sur terre avec les éléments. Du soleil, quand il y en a. La pluie, quand il y en a... Les fleurs, le jardin, où est-ce qu'elles en sont ? Où en sont les boutons. Tout ça... C'est très très réel.


Et, dans la cabane, tu t'envoles ?


Oui, voilà, c'est ça. C'est vraiment la contradiction entre ces deux choses-là : l'écriture, la chanson, la musique, des choses qui sont vraiment imaginaires ou émotionnelles et... le concret. Je pense qu'on a aussi besoin de concret. De terre. Les pieds dans l'herbe.


Les pieds plumes...


Exactement, c'est le sens de cet album.


C'est marrant tu jongles vraiment entre le rêve et la réalité. Ce sont des allers-retours permanents ?


Oui, je pense que toutes mes chansons, d'une manière ou d'une autre, expriment ça. Dans le meilleur des cas, c'est pas une contradiction, ça voyage l'un dans l'autre et ça se passe bien. Et puis des fois ça ne se passe pas bien, y'a des impasses, des contradictions. Et c'est ce que j'exprime dans les chansons.


Du coup tu cherches des solutions dans les chansons ou dans la vie ?

Aline Chevalier et Gilles Belouin. Photo: Bernard Boudon (C)

Dans la vie, je ne cherche pas de solutions, je crois qu'il n'y en a pas ! C'est mon point de vue. Dans mes chansons, oui, bien sûr. Après je sais que ce ne sont pas des solutions, mais des échappées. Des sortes de sublimation qui permettent de dépasser un certain nombre d'impasses, peut-être, de questions qui n'ont pas forcément de réponse mais que je me pose quand même. Alors il faut bien trouver un moyen de trouver quelque chose.


Et ça toujours été ton processus mental créatif ? Ou c'est venu au fur et à mesure du temps...


Oh, tu sais, ça fait pas très longtemps que j'écris et que je compose, ça fait seulement une dizaine d'années...


Quand même !


Oui, mais ça aurait pu être plus. Avant j'écrivais pour moi, dans des journaux. Je jouais aussi beaucoup de musique, mais je n'en écrivais pas. Et j'ai toujours eu cet état de mise à distance du réel. Un besoin de recul. Aujourd'hui, ça s'exprime parfois avec de l'ironie... Y'a toujours eu cette espèce de bulle nécessaire, de distance.


Un besoin de nature aussi ?


Oui. Très très important. Cela dit, je suis urbaine : j'ai toujours habité en ville. Mais j'ai toujours eu besoin d'en partir aussi! J'ai toujours eu des jardins, toujours eu besoin d'aller marcher en montagne, au bord de la mer... Comme beaucoup de gens ! Besoin de ressourcement, de m'aérer la tête, d'arrêter tout ça, de se trouver vraiment petit devant une grande montagne, d'être au milieu de la mer avec les poissons... D'être décalée par rapport à notre réel un peu contraignant. Je trouve qu'on a des vies très chargées, pleines de responsabilités, un peu suractives. Pour moi, c'est une manière de me retrouver, de me recentrer dans des choses du corps. D'oublier la tête.


Un lever de jour...

Donc, il y a 10 ans tu t'es mise à écrire vraiment des textes et des musiques ?


Oui. J'ai vraiment toujours eu besoin d'écrire. Il y a eu les journaux, et puis j'ai fait des études de philo, donc j'ai beaucoup écrit pendant les études. Mais je crois que j'avais très peur. Et puis, à un moment donné, mon écriture s'est transformée. Elle est devenue beaucoup plus universelle. Ca n'était plus ce qui s'est passé hier... Une amie m'a dit « ça serait super de lier tes poèmes et tes compositions ! »


Tu composais d'un côté, tu écrivais de l'autre ?


Oui, c'est ça. Je ne faisais pas les deux en même temps. Je n'y avais pas pensé... Tout simplement. A un moment, je me suis dit c'est une bonne idée, j'ai essayé. Je crois que j'avais très peur de donner cette intériorité, parce que c 'est très intime. Mon écriture en tous cas. Peut-être toujours, je sais pas... C'est quelque chose qui vient de loin. Tu l'offres à d'autres, tu le fais voir... Je trouve ça très contradictoire d'ailleurs d'être à la fois auteure et interprète. C'est une grande difficulté pour moi. J'étais pianiste au départ. J'accompagnais les autres. J'ai d'abord exprimé des choses par ce biais là. J'ai trouvé ça difficile le passage. De “je joue les autres” au fait de “me jouer moi”. J'aime bien cette expression, d’ailleurs. C'est une difficulté, parce que j'essaie de ne pas avoir de personnage et je sais que c'est impossible. Je dis « de me jouer moi » parce que je trouve que c'est ça. Quand on va sur scène qu'est ce qui se passe ? Qu'est ce que tu construis avant d'y aller ? Même dans la vie courante, on a tous des personnages plus ou moins conscients... vis à vis des autres. On n'est pas vraiment naturels... C'est sûrement pas possible autrement.


Qu'est ce que c'est pour toi la musique des mots ? D'où vient leur musicalité?


Elle vient naturellement. En fait, souvent, quand j'écris une chanson, je n'écris pas un texte. J'écris vraiment une chanson. J'ai déjà la musique et c'est elle qui va guider l'écriture. La plupart du temps c'est comme ça que ça se passe. Après, y'a des textes que j'ai écrits et je me dis tiens, je les mettrais bien en musique ou je demande à quelqu'un de le faire, ça c'est autre chose. Mais souvent, ça se passe comme ça.


Dans l'album que tu prépares, Gilles a mis en musique 3 textes...


Oui.


Et c'est toi qui a tout fait sur les 7 autres ?


Pas forcement en même temps, mais oui, j'ai tout fait. La plupart du temps, on peaufine quand les arrangements à 2.


Pour poser une chanson, tu fais comment ? Tu as des techniques particulières ? Tu vas dans ta cabane le matin et puis hop... ou...


En fait, je suis très impulsive. Donc je suis incapable de me cadrer. S'il y a un besoin d'écriture, c'est une impulsion. Si je peux, je le fais à ce moment-là, et puis ça se passe bien! Quand j'essaie de forcer, rien ne se passe ou c'est très mauvais, donc je ne fais pas. Je n'arrive pas.


Donc tu as toujours un cahier avec toi, ou de quoi noter...


Ca dépend des périodes. Parfois oui, parfois non. Parfois, j'ai envie de me laisser tranquille. De ne pas être sans arrêt en train de piller mon entourage. Je trouve qu'il y a beaucoup de ça quand on écrit : on pille le réel. T'es en train de vivre et tu dis tiens je pourrais faire ci, je pourrais faire ça... Donc t'es plus vraiment en train de le vivre en direct au premier degré, simplement.

Tu te décales de la réalité ?

J'ai l'impression, pour moi, l'écriture, c'est un processus aussi comme ça. Y'a pas que ça, y'a beaucoup d'introspection aussi, mais y'a aussi comment tu filtres ce que tu vois, ce qui t'arrive, ça te passe à l'intérieur et puis ça ressort avec ton filtre. Enfin, moi, je le vis comme ça.


Y'a un filtre dont tu parles assez souvent dans tes chansons, enfin qu'on ressent, c'est le filtre de l'image. Le cinéma...


Oui. Je suis passionnée de ciné. Depuis toujours. Je me suis souvent dit que c'était une fenêtre plus intéressante, plus vraie, que la réalité. Tout d'un coup un réalisateur par son regard, sa compréhension du monde va te proposer une vision. J'adore ça.


Tu lis beaucoup de poésie ? Quand tu parles de ton travail, tu en parles souvent.


J'en lis beaucoup, oui.


Tu lis qui ?


Baudelaire. C'est une référence inontournable. Il me transporte totalement, je le relis très souvent. Léo Ferré aussi pour moi est un grand poète. J'en lis beaucoup d’autres, c'est difficile. Nâzim Hikmet. C'est un turc. Il a été emprisonné longtemps et il a écrit en prison. C'est bouleversant.


Quel est pour toi le rôle de la scène ? De présenter ton spectacle au public sur une scène.


Je te disais tout à l'heure, moi j'ai des fois une petite contradiction, que je suis obligée de dépasser, entre l'auteure et l'interprète. Quand t'es auteur, tu fais ton truc dans ton coin et, à un moment donné, tu donnes à quelqu’un qui va donner aux autres. Mais t'es pas forcément là. Là, non, je suis interprète de quelque chose. J'ai passé tout un moment à réfléchir, à faire, à faire et je me retrouve subitement le médium de ça. De temps en temps, sur scène, l'interprète dit à l'auteure : “ah tiens, ça c'est pas terrible, il faudrait changer !” et l'auteure dit à l'interprète, “non ! Il ne faut pas dire ça comme ça !”. C'est des fois très inconfortable. Mais après, c'est encore une fois la complexité, mes doutes. C’est très exigeant et difficile.


C'est vraiment lié au fait de s'exposer, de se livrer alors.

Tournage du film de Patrick Viret "Les fantômes du Belvédère"

Tout à fait. Y'a une phrase que je dis dans une chanson récente, “Le mythe de l'écorché”. C'est une phrase de Nieztsche “Quoi ? Un grand homme ? Je ne vois-là que le comédien de son propre idéal”. Cette phrase m'accompagne depuis 20 ans, tout le temps, quand je croise des gens. C'est toutes ces histoires qu'on s'invente pour que la vie soit supportable. Et puis les personnages pour évoluer en société pour se faire accepter... Qu'est-ce que tu montres quand t'es sur scène? Qu'est-ce que tu fabriques ? Est ce que tu as envie de fabriquer, justement. ? Et je crois que c'est pour ça qu'il y a une forme de sobriété dans ce que je fais. J'aimerais juste qu'on écoute. Qu'on ne soit pas forcément perturbé par une i

mage, par un hologramme. Tu vois ce que je veux dire ? Ca doit pas être possible.


Tu es face à une problématique dont tu essaies de trouver la solution... C'est ça le paradoxe du spectacle vivant ?


Essayer de transmettre une vérité, quelle qu'elle soit, une vision, mais tout ça sur scène avec une lumière, des costumes, du maquillage... Tout un tas de choses artificielles. C'est pour ça au cinéma, c'est fabuleux. Tu peux aussi montrer une réalité quotidienne ou quelque chose. Tu regardes par le trou de la serrure. Je trouve ça assez chouette. J'ai envie de transmettre des choses que je ressens qui me paraissent assez singulières, que j'ai envie de partager et dont je pense que les gens les partagent secrètement eux-aussi.


Le nouveau spectacle que vous venez de créer avec Gilles, Aline Chevalier Duo, vous avez mis combien de temps pour le faire naître ?



Aline Chevalier et Gilles Belouin

Ca s'est fait petit à petit. Y'a pas eu tout d'un coup une création. J'ai d'abord tourné mes chansons toute seule au piano pendant quelques années. Et puis ensuite, j'en écrivais de nouvelles, donc ça s'est étoffé. Et puis Gilles est arrivé, il a amené des arrangements - d'ailleurs il faut que je parle de Gilles, il est très important dans ce projet, c'est un pilier. Toute seule je n'y arriverais pas, je crois que ça ne serait pas possible. Petit à petit, à force de rencontrer le public, on s'est dit, tiens, ça serait bien d'aller vers ça, vers ça... Puis les regards extérieurs... On a travaillé avec une metteure en scène de théâtre, Amélie Prévost, qui a amené beaucoup, justement sur l'interprétation des textes. Je pense qu'au début je me cachais beaucoup derrière la musique, elle m'a vraiment boostée. Elle aimait beaucoup ce que j’écrivais, on a fait un vrai travail théâtral. J'ai arrêté la musique et j'ai simplement dit mes textes. Elle m'a aidée à les assumer tels qu'ils sont, ce qu'ils veulent dire... On s'est arrêtés là dessus: ce qu'ils veulent dire de façon frontale et ça m'a fait beaucoup évoluer dans ce travail.




Et puis, on a travaillé l'année dernière avec l'ACP La Manufacture Chanson avec Alain Maucci, grâce à David (Guilbault) et à Arttitudes. Et c'est super. Alain a plutôt travaillé tout ce qui était mise en espace, pour arriver à mettre en valeur le texte. Travailler à tout entendre sans perturbation ni le texte ni la musique, arriver à ce qu'il n'y ait pas de diversion. L'image elle est d'abord là, avant les oreilles. On travaille vraiment à ça. Comment on fait pour que l'image ne soit pas prioritaire et pour que le sens et les sens de la musique et le sens du texte arrivent au plus direct. Au cœur des gens.


C’est comme ça que vous avez enregistré “Depuis toi”. Il n'y a que les rythmes et ta voix... C'est très réussi. Vous êtes allés au plus profond de l'épure de la chanson.


C’est le pianiste Pol qui a capté cette vidéo, on jouait ensemble le soir et on testait l’acoustique de la salle ! c’était totalement imprévu. Cette forme épurée, c'est une idée de Gilles. Cette chanson-là, je la chantais au piano avec un petit côté David Hamilton. Romantico que je n'assumais qu'à moitié. Je trouve qu'il a eu une super idée parce que ça amène quelque chose d'un peu aérien. Il amène beaucoup, toujours. Il n'a pas de limites.

Aline Chevalier en duo avec Gilles Belouin “Depuis toi” https://www.youtube.com/watch?v=a-GButSms0k

Gilles Belouin et Aline Chevalier (Capture d'écran de "Depuis toi")

C'est assez fabuleux. Tout d'un coup, il va amener une autre dimension, comme avec les archers, les bruits de bouche où les percussions corporelles, tout ça ça amène, peut-être que ça m'incorpore moi. Ca incorpore mes chansons. Ca leur donne du corps.


Que tu ne penses pas pouvoir incorporer toi-même ?


Peut-être que si. Mais en tous cas dans cette chanson-là, c'est lui qui fait. C'est pas forcément mon naturel à moi...


Parce que là, du coup, tu te caches derrière lui !


Est-ce que je me cache ? Je ne sais pas. Non, je pense qu'aujourd'hui, je ne me cache plus. J'ai bossé pour ça.


Gilles alors...


Gilles. C'est quelqu'un qui a beaucoup de liberté musicale, il l'a prouvé dans plein de projets. Il peut s'amuser avec une règle d’école, ou avec un tapettophone, ou avec des bruits de bouche... Il est très inventif. En plus, il chante bien, il danse bien aussi. Il amène beaucoup avec les claquettes, le flamenco, il est très physique. Moi, je le suis beaucoup moins. C'est sûrement ce rapport au réel un peu décalé. Peut-être j'ai un peu plus de mal que lui à avoir les pieds sur terre. Musicalement, il amène ça: des choses physiques, corporelles, avec plein de fantaisie. J'adore ça. On a des influences un peu communes. Quand on s'est rencontrés, on s'est rendus compte qu'on avait une discothèque avec plein points communs. Et puis des choses pas forcément très répandues. De la musique afro-cubaine, des mélanges entre le jazz et la musique africaine, un peu world... C'est vraiment parce qu'on a des goûts assez proches, du coup on se complète vraiment bien. Et sur scène, parce que j'aime vraiment bien ce qui se passe sur scène, et aussi musicalement dans les moments de création, les moments de travail, y'a jamais rien qu'il me propose où je me dis ah non ! Sa musique me séduit beaucoup.


Il sait ressentir ce que tu veux dire. Ce vers quoi tu veux aller.


Je ne pense pas que ça soit tout à fait ça. On a des sensibilités très différentes lui et moi. On est vraiment deux personnes pas opposées, mais très différentes, dans notre manière de sentir, d'être en rapport avec les autres. Du coup, c'est plutôt ça qui fonctionne. C'est une manière de se rencontrer aussi : on amène chacun des choses très différentes et on arrive à en faire quelque chose. C'est pas “je te donne un texte et tu fais en sorte que..” Non. Il est vraiment très inventif. Pour lui ça serait vraiment difficile de coller bêtement à ce qu’on lui demande. D'ailleurs, ça clashe pas mal. Y'en a un qui veut quelque chose, l'autre qui veut autre chose, on n'est pas d'accord, et puis on pousse des coudes...


Aline Chevalier et Gilles Belouin. Photo: Bernard Boudon (C)

Et donc là, vous êtes en train de préparer l'enregistrement de “Pieds-Plumes”. c'est pour bientôt, c'est pour la fin du mois prochain.


Oui. On va terminer l'enregistrement mi-novembre. On est supers contents. Je pense que c'est un nouveau démarrage. Un nouveau support. Des chansons qui ont un peu changé de tonalité. Je sens que mon écriture a beaucoup changé depuis le premier EP qu'on a fait. Et puis on a surtout joué et on n’a pas pris le temps de mettre ça sur support. C'est important parce qu'on va pouvoir aller à la rencontre d'autres personnes d'autres structures... C'est important. Renouveler.


Tu as des souhaits précis, des envies particulières ?


Pas précisément. Mais j'ai envie d'aller faire écouter des nouvelles choses à des gens qui aiment la chanson. Y'en a beaucoup !


Il sera fini de mixer enregistrer pour une sortie en janvier. Comment tu te sens de tout ça ?


Je me sens bien. Je suis contente, ravie. Je sais que ça va être beaucoup de travail, de questionnement... ça va être bien. On va enregistrer sur le Steinway de nos amis de “La Maison du Piano” de Cholet, un très bon instrument, un plaisir immense. Et ensuite en studio, on va travailler avec Olivier Ménard (Studio Corner Box). Il a un orgue Hammond sur place dans son studio. J'y avais pensé... J'ai des chansons que je chante sur orgue et d'autres sur piano... Ca va être vraiment un plaisir pour les oreilles. Ca va être super !


Un beau cadeau de fin d'année... Un mot de la fin ?


Continuons à aimer d'être déplacés. Par une chanson, un livre, un voyage... Déplacés de nos habitudes. De ce qui est tout fait.


Bousculés ?


Oui mais non. “Bousculés”, c'est trop violent. J'aime bien déplacé parce que c'est doux. C'est plus doux.


Eh bien alors... déplaçons nous !



Aline Chevalier et Gilles Belouin. Photo: Bernard Boudon(C)

Propos recueillis par #PG9


Le site d’Aline Chevalier: http://www.alinechevalier.com/

MISE A JOUR: l’album est prêt et sera présenté (live) Samedi 27 Janvier 2018, 20h30 au Pannonica (Nantes)...








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